Ce podcast médical présente un survol exhaustif des maux de cou chroniques. Il explore les causes (posture, dégénérescence discale, etc.), symptômes (douleur, engourdissement), diagnostic (examen physique […]
Introduction
Les maux de cou, ou cervicalgies, constituent un problème de santé fréquent affectant une large part de la population. Ils peuvent être occasionnels, chroniques, de faible intensité ou très douloureux, et leur impact sur la qualité de vie n’est pas négligeable. Les causes des maux de cou sont multiples : mauvaise posture, stress, blessures, pathologies discales dégénératives, ou encore tensions musculaires liées à un mode de vie sédentaire. La région cervicale, qui relie la tête au tronc, est particulièrement vulnérable, car elle allie mobilité, flexibilité et soutien du crâne.
Lorsque la douleur persiste ou s’aggrave, il est important d’envisager des approches thérapeutiques adaptées. Parmi les méthodes non chirurgicales, la décompression neurovertébrale s’avère prometteuse. Cette technique vise à soulager les pressions exercées sur les disques et les racines nerveuses de la région cervicale, améliorant ainsi l’état fonctionnel et réduisant la douleur. L’objectif de ce document est de présenter de manière exhaustive les causes et les symptômes des maux de cou, le diagnostic, les traitements disponibles — en mettant l’accent sur la décompression neurovertébrale —, ainsi que les mesures préventives et les perspectives d’avenir dans la prise en charge.
Anatomie et fonctions de la région cervicale
La colonne cervicale est composée de sept vertèbres (C1 à C7), séparées par des disques intervertébraux qui permettent flexibilité, amortissement et répartition des charges. Les muscles, ligaments et tendons qui entourent cette région maintiennent la stabilité tout en préservant la mobilité nécessaire aux mouvements de la tête. Les structures neurovasculaires, dont la moelle épinière et les racines nerveuses, sont protégées par le canal rachidien et sortent par les foramens intervertébraux pour innerver la tête, le cou, les épaules et les membres supérieurs.
Cette organisation complexe, combinée aux contraintes mécaniques quotidiennes, rend la région cervicale sensible aux tensions, microtraumatismes, mauvaises postures et dégénérescences.
Causes des maux de cou
Les maux de cou peuvent avoir de nombreuses origines, dont certaines sont banales (mauvaises postures), tandis que d’autres nécessitent une attention plus poussée (lésions discales, arthrose cervicale, sténoses foraminales ou spinales).
1. Causes mécaniques et posturales
Mauvaise posture prolongée : Utilisation intensive de smartphones, ordinateurs et tablettes induisant une flexion prolongée de la nuque (« text neck »).
Position inadaptée au travail : Écran trop bas ou trop haut, siège non ergonomique.
Dormir sur un oreiller inapproprié : Position non alignée entre la tête, le cou et la colonne.
2. Changements dégénératifs et pathologies discales
Dégénérescence discale cervicale : Perte de hauteur discale, diminution de la souplesse.
Protrusions et hernies discales : Le disque saillant peut comprimer les racines nerveuses.
Arthrose des facettes articulaires : Ostéophytes et perte de flexibilité.
3. Traumatismes et microtraumatismes
Coup du lapin (whiplash) : Lors d’accidents de voiture, brusque mouvement de flexion-extension.
Microtraumatismes répétés : Sports de contact, manutention.
4. Facteurs psychosociaux
Stress et tension musculaire chronique : Contractures des muscles cervicaux.
Fatigue, anxiété : Favorisent des positions de tension involontaires.
Symptômes associés aux maux de cou
Les symptômes varient selon la cause, la durée et la gravité de la pathologie.
1. Douleur locale
Douleur cervicale : Sensation de raideur, tiraillement, tension dans la nuque.
Exacerbation à certains mouvements : Rotation ou inclinaison latérale douloureuse.
2. Douleur irradiée
Névralgie cervico-brachiale : La douleur peut s’étendre aux épaules, aux bras et parfois jusqu’aux doigts, traduisant une irritation nerveuse.
3. Engourdissements et paresthésies
Fourmillements, picotements dans le bras ou la main : Signes d’irritation ou de compression nerveuse.
4. Faiblesse musculaire et diminution de la mobilité
Difficulté à porter des objets, perte de force dans la main : Lorsque les racines nerveuses motrices sont touchées.
Limitation de l’amplitude des mouvements du cou : Raideur et manque de souplesse.
Diagnostic des maux de cou
Le diagnostic d’un mal de cou persistant ou invalidant repose sur une combinaison d’examen clinique et d’examens complémentaires.
1. Examen clinique
Anamnèse : Durée, intensité, localisation de la douleur, facteurs aggravants ou soulageants.
Examen physique : Observation de la posture, palpation des muscles, test de mobilité, évaluation neurologique (réflexes, sensibilité, force musculaire).
2. Imagerie médicale
Méthode
Avantages
Inconvénients
Utilisation
Radiographie
Visualisation de l’alignement, détection d’arthrose, ostéophytes
Informations limitées sur les tissus mous, disques et nerfs
Dépistage initial, anomalies osseuses
IRM
Visualisation précise des disques, racines nerveuses, moelle épinière
Coûteux, disponibilité variable
Examen de référence pour évaluer une hernie, sténose, compression nerveuse
TDM (Scanner)
Bonne visualisation osseuse, structure détaillée
Rayons X, moins performant pour tissus mous
Complément à l’IRM, mesure précise d’ostéophytes, structures osseuses
L’IRM est souvent l’examen de choix pour déterminer l’existence d’une compression nerveuse ou d’une hernie discale dans le contexte de cervicalgies.
Traitements disponibles
Le choix du traitement dépend de la cause, de la gravité et de la réponse aux premières mesures conservatrices. Les approches thérapeutiques peuvent être combinées pour un résultat optimal.
1. Approches conservatrices
Médication :
Antalgiques (paracétamol) : Soulagement de la douleur légère à modérée.
AINS (Anti-inflammatoires non stéroïdiens) : Réduction de l’inflammation.
Massothérapie, ostéopathie, chiropratique (pratiqués par des professionnels qualifiés) : Soulager la tension, restaurer le mouvement.
Acupuncture : Potentiel effet antalgique.
2. Décompression neurovertébrale non chirurgicale
La décompression neurovertébrale est une approche non invasive visant à réduire la pression sur les disques et les racines nerveuses. Elle s’effectue généralement à l’aide de tables de traction spécialisées, informatisées, ajustées en fonction de la pathologie du patient.
Principe de la décompression :
Appliquer une traction axiale contrôlée sur la région cervicale.
Augmenter l’espace intervertébral, réduire la pression intra-discale.
Action mécanique ciblée, non invasive, amélioration de l’espace discal
Nécessite un équipement spécialisé, plusieurs séances, efficacité variable
Patients présentant une hernie cervicale ou une compression nerveuse modérée, réfractaires aux seules mesures classiques
3. Approches mini-invasives
Infiltrations épidurales ou foraminales de corticoïdes : Réduction de l’inflammation nerveuse à court terme.
Injections de PRP (Plasma Riche en Plaquettes) : Potentiel effet régénératif sur les tissus, encore en évaluation.
4. Chirurgie
En dernier recours, si les traitements conservateurs échouent :
Discectomie cervicale et fusion : Retrait d’un disque endommagé, insertion d’un greffon osseux pour stabiliser.
Prothèse discale cervicale : Remplacement du disque abîmé par un implant maintenu mobile.
Foraminotomie, laminectomie : Agrandir le canal nerveux, libérer la racine nerveuse comprimée.
Prévention des maux de cou
La prévention passe par une approche globale, incluant l’hygiène posturale, le renforcement musculaire, la gestion du stress et l’adoption d’un mode de vie actif.
1. Ergonomie et posture
Position de l’écran à hauteur des yeux : Réduire la flexion ou extension prolongée du cou.
Chaise ergonomique, accoudoirs ajustés : Soutien adéquat des bras, du dos.
Pauses régulières : Se lever, étirer le cou et les épaules toutes les heures.
2. Exercices et renforcement musculaire
Exercices de gainage cervical : Renforcer les muscles profonds du cou.
Étirements réguliers : Préserver la flexibilité, prévenir la raideur.
Activités physiques globales (marche, natation, yoga) : Améliorer la posture et la condition physique.
3. Gestion du stress et relaxation
Techniques de relaxation (respiration profonde, méditation) : Réduire la tension musculaire.
Massages, thérapie cognitivo-comportementale : Améliorer la gestion de la douleur, réduire le stress mental.
4. Choix d’oreillers et de matelas adaptés
Oreiller ergonomique : Soutien adéquat de la nuque, alignement tête-cou-colonne.
Matelas de fermeté appropriée : Maintenir une position neutre pendant le sommeil.
Réalité virtuelle (RV) : Simulations d’exercices interactifs, correction en temps réel des mouvements, amélioration de l’adhésion thérapeutique.
Exosquelettes cervicaux : Aide au maintien d’une posture optimale, soutien du cou lors de tâches prolongées.
2. Thérapies régénératives
Cellules souches, biomatériaux : Potentiel de régénération discale, ralentir la dégénérescence.
Thérapies géniques ou facteurs de croissance : Promotion de la cicatrisation des tissus discaux, réduction de l’inflammation chronique.
3. Approches multimodales et personnalisées
Médecine intégrative : Combiner physiothérapie, décompression, acupuncture, nutrithérapie, dans un cadre fondé sur des preuves.
Traitements basés sur des profils génétiques et biomarqueurs : Ajuster les thérapies selon la sensibilité individuelle, anticiper la réponse aux traitements.
Conclusion
Les maux de cou représentent une affection fréquente pouvant résulter d’une multitude de facteurs : mauvaise posture, dégénérescence discale, arthrose, traumatismes ou tension musculaire. Le diagnostic repose sur une évaluation clinique complète et, au besoin, des examens d’imagerie de référence comme l’IRM. Les traitements disponibles varient de mesures conservatrices simples (physiothérapie, médication, ajustement ergonomique) à des approches plus spécifiques telles que la décompression neurovertébrale, une méthode non invasive visant à réduire la pression sur les disques et les racines nerveuses.
Parallèlement, des approches préventives (exercices, ergonomie, gestion du stress) permettent de réduire le risque et la sévérité des cervicalgies. L’avenir de la prise en charge des maux de cou s’annonce prometteur, avec l’émergence de thérapies régénératives, de technologies innovantes et d’approches intégratives personnalisées. L’objectif ultime demeure d’améliorer la qualité de vie, en aidant les patients à retrouver une mobilité, un confort et une fonction optimaux, tout en minimisant la nécessité de recours à la chirurgie.
Si vous souffrez de maux de cou chroniques et que vous avez essayé toutes sortes de soins (chiropratique, ostéopathie, physiothérapie, acupuncture, médicaments, massage, exercice, etc) pour tenter d’y remédier, mais qu’aucun n’est parvenu à vous soulager; il serait peut-être temps de considérer la décompression neurovertébrale.
Bien que la plupart des patients qui se font traiter en décompression neurovertébrale souffrent d’une hernie discale, sachez que la décompression neurovertébrale est également efficace pour traiter les maux de cou chroniques qui peuvent être causés par l’arthrose et/ou l’usure prématurée de vos disques.
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FAQ
Maux de cou
La décompression neurovertebrale peut-elle prévenir les futures blessures du cou?
Oui, en améliorant l’alignement de la colonne cervicale et en réduisant la pression sur les nerfs, elle peut aider à prévenir les blessures futures.
Comment la décompression neurovertebrale favorise-t-elle la guérison?
Elle favorise la circulation sanguine et l’apport de nutriments nécessaires à la régénération des disques cervicaux.
La décompression neurovertebrale est-elle efficace pour les douleurs chroniques du cou?
Oui, elle est très efficace pour traiter les douleurs cervicales chroniques en réduisant la pression sur les disques.
La décompression neurovertebrale est-elle couverte par les assurances?
La couverture d’assurance varie; il est recommandé de vérifier avec votre fournisseur pour les détails spécifiques.
La décompression cervicale est-elle recommandée après un accident de voiture?
Oui, elle est souvent bénéfique pour traiter les blessures au cou liées à un accident de voiture, comme le coup du lapin.
Combien de séances sont nécessaires pour voir des résultats?
Un programme typique comprend entre 15 et 25 séances réparties sur plusieurs semaines.
La décompression neurovertebrale est-elle adaptée aux adolescents?
Oui, si le patient présente des problèmes cervicaux spécifiques, la décompression peut être adaptée pour les adolescents.
Quelle est la fréquence idéale des séances?
Les séances sont généralement programmées plusieurs fois par semaine au début, puis espacées au fur et à mesure des progrès.
La décompression cervicale peut-elle améliorer ma posture?
Oui, la décompression peut améliorer l’alignement cervical et ainsi contribuer à une meilleure posture.
Le traitement est-il personnalisé?
Oui, chaque plan de traitement de décompression est personnalisé en fonction des besoins du patient.
Qu’est-ce que la décompression neurovertebrale pour les maux de cou?
La décompression neurovertebrale est une thérapie non chirurgicale qui vise à soulager les maux de cou en réduisant la pression sur les disques cervicaux et les nerfs.
Est-ce que la décompression cervicale est adaptée aux sportifs?
Oui, elle peut aider les sportifs à traiter les blessures cervicales sans nécessiter d’intervention chirurgicale.
Qui est un bon candidat pour la décompression neurovertebrale du cou?
Les patients souffrant de hernies discales cervicales, de discopathies dégénératives ou de radiculopathies cervicales sont de bons candidats.
Combien coûte un traitement de décompression cervicale?
Le coût varie selon le centre de traitement et la durée du programme, mais cela reste moins cher qu’une intervention chirurgicale.
Y a-t-il des effets secondaires à la décompression cervicale?
Les effets secondaires sont rares, mais peuvent inclure une légère raideur ou sensibilité après le traitement.
La décompression neurovertebrale est-elle adaptée aux personnes âgées?
Oui, elle est particulièrement bénéfique pour les personnes âgées souffrant de douleurs chroniques du cou liées à la dégénérescence des disques.
Combien de temps les effets du traitement durent-ils?
Les effets peuvent durer plusieurs mois, surtout si le traitement est suivi correctement.
Dois-je arrêter mes médicaments pendant le traitement?
Non, vous pouvez continuer vos médicaments conformément aux recommandations de votre médecin.
La décompression neurovertebrale est-elle efficace pour la discopathie dégénérative cervicale?
Oui, la décompression peut réduire la pression sur les disques dégénératifs et soulager la douleur associée.
Puis-je reprendre le sport après le traitement?
Oui, la décompression aide à améliorer la mobilité, permettant ainsi un retour progressif aux activités sportives.
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